Toyota Avensis 2. 0 D-4D 126 ch

Profitant d’un très léger relifting à mi-vie pour sa berline Avensis, Toyota met à niveau son offre diesel en entrée de gamme avec le 2. 0 D-4D 126 ch dérivé du récent 2. 2 D-4D disponible jusque-là en 150 et 177 ch.

- Magazine N°121
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Plus moderne que l’ancien 2. 0 l de 115 ch né en 2000 comme l’Avensis, ce nouveau bloc bénéficie du «package» Clean Power. A savoir une pression d’injection portée à 1 700 bars, un turbo à géométrie variable, un taux de compression parmi les plus faibles de l’offre actuelle (16,8 : 1) et un filtre à particules. Au total, agrément de conduite et performances en hausse pour une consommation en baisse : le compte est bon ! A condition d’y regarder à deux fois pour ce qui est du FAP (une option à 500 €) car les émissions de CO2 passent alors de 146 g/km à 152 g/km (et 149 g à 155 g pour le break), pour une puissance fiscale de 7 CV ou… 8 CV. La dépollution a donc un prix, on le savait déjà. La consommation moyenne demeure tout de même très basse pour la catégorie avec 5,5 l/100 km sans le FAP et 5,8 l/100 km avec le FAP. En tout état de cause, avec ou sans FAP, cette Avensis surprend par la qualité de filtration des vibrations et des bruits de son moteur, au point de parler à voix basse avec son voisin dans l’habitacle, même à haut régime. Bien sous tous rapports, les 126 ch de ce moteur et son couple de 300 Nm à 2 000 tr/mn vont à ravir à l’Avensis qui demeure aujourd’hui une des rares berlines de la catégorie des familiales à ne pas se prendre pour une limousine : poids à vide d’à peine 1,4 t et encombrement de «seulement» 4,64 m pour un empattement de 2,70 m. Maniable, cette routière a aussi bénéficié d’une remise à jour de ses liaisons au sol (barre antiroulis plus grosses, suspensions plus raides, direction améliorée) pour un agrément de conduite plus «sportif » qui participe à cette sensation de légèreté de la caisse (sauf en manœuvre à basse vitesse où le poids du moteur sur le train avant est important).

Pour ce qui est du relifting lui-même, il concerne les phares, la calandre et le bouclier mais il faut y regarder de très près pour faire la différence. Plus notable, le choix d’une planche de bord bi-ton et d’un intérieur plus raffiné permet de ne plus être, pour cette nipponne fabriquée et conçue entièrement en Europe, une pâle copie d’Allemande. Bref, comme à l’habitude, quelques tours de roues suffisent à confirmer la place de N°1 de Toyota dans les études de satisfaction clients JD Powers. Même si le charme de cette Avensis paraît un peu désuet dans l’offre pléthorique des familiales européennes aujourd’hui. Elle n’en reste pas moins la n°6 de son segment en Europe et sa valeur résiduelle, d’après Eurotax est de 44 % sur 36 mois et 90 000 km. Qui dit mieux ?

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