Faut-il transférer ses équipements ?

Selon Alexandre Petri de Würth, de plus en plus d’entreprises demandent des aménagements capables d’équiper une deuxième génération de véhicule. Ce qui pose la question de la durée de vie de ces équipements, évidemment variable selon les métiers.

- Magazine N°218
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« Cette durée de vie peut s’élever à deux ans dans le BTP, ou aller jusqu’à cinq à huit ans pour le transport des personnes à mobilité réduite », illustre Yves Parquet pour Durisotti. En moyenne, les prestataires font en sorte qu’elle corresponde à la durée d’usage des VUL, soit quatre ans environ.

Cette demande de transfert n’est pas sans poser de problèmes aux prestataires. « Nous réalisons des études économiques sur cette réimplantation qui reste compliquée, notamment sous l’angle logistique », avance Alexandre Petri. Avec, au final, des coûts proches de ceux d’un nouvel aménagement quand on additionne les coûts logistiques, ceux du démontage et du remontage, du plancher qu’il faut de toute façon refaire, et éventuellement de la juxtaposition de loyers pendant la durée du réaménagement, comme le souligne Stéphane Crescini pour SD Services. « Mais il faut aussi tenir compte du collaborateur pour qui il est plus motivant de repartir avec du matériel neuf », rappelle Alexandre Petri.

On l’aura compris, les prestataires ne sont pas très enclins à répondre à cette demande de transfert des aménagements. Avec une nuance lorsqu’il s’agit d’un nombre très restreint de véhicules, deux ou trois par exemple chez un artisan, avec des coûts logistiques maîtrisés. Ce qui n’est pas vrai pour les grandes flottes.