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La transition énergétique, une opportunité pour la filière GNV

Jeudi 11 janvier, la ministre des Transports Élisabeth Borne a visité l’usine Fiat Powertrain Technologies (FTP), à Bourbon-Lancy en Saône-et-Loire (71). Elle y a rencontré les acteurs de la filière française GNV-bioGNV, et leur a confirmé le soutien de l’État dans le cadre de la transition énergétique.

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Elisabeth Borne, ministre des transports, en visite dans l’usine Fiat Powertrain Technologies (FTP), à Bourbon-Lancy, en Saône-et-Loire (71), qui produit des moteurs GNV.
Elisabeth Borne, ministre des transports, en visite dans l’usine Fiat Powertrain Technologies (FTP), à Bourbon-Lancy, en Saône-et-Loire (71), qui produit des moteurs GNV.

« Mon ambition est de construire une trajectoire de verdissement de nos flottes qui permette le plus rapidement possible d’assainir les zones où la pollution se concentre (villes, vallées, etc.) et d’atteindre les objectifs du Plan Climat. Dans ce cadre, le GNV (gaz naturel véhicule), et surtout le bioGNV, ont une place centrale, en complémentarité des autres vecteurs énergétiques, sur leurs segments de pertinence », a déclaré Élisabeth Borne. Soit une réelle opportunité pour la filière.

Une fiscalité avantageuse

La ministre a rappelé le lancement le 21 novembre dernier d’une mission relative au plan de déploiement de véhicules GNV, dont les conclusions seront présentées fin février. Elle a également évoqué le gel du taux de la TICPE pour le GNV jusqu’en 2022 ; ainsi que la reconduction jusqu’à fin 2019 du dispositif de suramortissement pour l’achat de poids lourds GNV. Deux mesures entrées en vigueur avec la loi de finances pour 2018.

Vers un suramortissement du GNV pour le transport de voyageurs ?

Élisabeth Borne s’est aussi dite « à l’écoute des propositions de la filière », notamment « celle d’élargir le dispositif de suramortissement aux transports de voyageurs », qui est actuellement en expertise au sein du gouvernement.

De son côté, elle a appelé les constructeurs et les équipementiers à réduire les surcoûts et à proposer des modèles pour tous les segments, « en s’appuyant au besoin sur les dispositifs de soutien à l’innovation que l’État a mis en place. »

100 nouvelles stations en quatre ans

De même, la ministre a invité les transporteurs et les chargeurs à franchir le pas et à passer au GNV. Elle a d’ailleurs annoncé le lancement d’un nouveau programme de soutien, dans la lignée du programme Objectif CO2 qui s’achève en 2018.

Dernière annonce : la création de 100 nouvelles stations GNV dans les quatre prochaines années. En effet, 8 projets de développement simultané de stations GNV et de flottes de véhicules ont été sélectionné en 2017 dans le cadre du programme d’investissements d’avenir (PIA). Ils seront subventionnés à hauteur de 30 millions d’euros par l’État, sur un total de 381millions d’euros.

Le biogaz avant tout

Face à l’électrique, le GNV n’est donc pas oublié, mais à certaines conditions. « Le GNV permet de fortes réductions d’émissions de particules fines et de NOx mais il ne permettra pas, sans biogaz, d’atteindre nos objectifs climatiques », a averti la ministre. Le GNV trouvera sa pleine efficacité avec l’incorporation croissante du bioGNV. Le biogaz présente par ailleurs un intérêt intrinsèque de valorisation des déchets, notamment en milieu rural » (voir notre brève). Un groupe de travail a donc été chargé d’examiner les possibilités de simplification ou d’accélération de la filière biogaz.

En attendant, après avoir lancé au second semestre 2017 le Cursor 13 NP, un moteur GNV Euro VI de 460 ch, Fiat Powertrain Technologies a annoncé le rapatriement de la production du Cursor 9 NP sur le site Bourbon-Lancy où travaillent déjà 1 300 employés. Un développement qui pourrait encore se renforcer avec la future publication du projet de loi d’orientation des mobilités.

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