Le transport fluvial pour évacuer le chantier de La Samaritaine

Comment minimiser l’impact environnemental de l’évacuation de 110 000 m3 de déchets de l’un des chantiers les plus importants de Paris ? La solution avec le chantier de La Samaritaine.

460
Le transport fluvial pour évacuer le chantier de La Samaritaine

La réponse logistique à cette question a été trouvée par les trois partenaires mobilisés autour de cet objectif : Vinci, le conducteur de travaux, le groupe Paprec, spécialiste du recyclage, et Raboni, négociant en matériaux de construction.

Au cours des 36 mois de travaux, dont la fin est prévue à l’été 2018, une partie de déchets, soit 14 000 m3, va être évacuée par péniche. Des déchets dans un premier temps acheminés par camion vers la plate-forme de Raboni d’Ivry-sur-Seine, sur un parcours de 6,2 km, puis vers l’usine de recyclage de Paprec à Gennevilliers, distante de 38 km, par des péniches capables de transporter 300 tonnes, soit la cargaison de 40 camions.

« Ce chantier est un exemple de logistique urbaine de proximité », s’est félicité Erwann Le Meur, directeur général adjoint de Paprec Recyclage, lors d’une présentation à la presse. Si le recours au transport fluvial permet de diviser par cinq les émissions de CO2 de ces évacuations, le coût de cette solution est similaire à celui d’un transport par camion, a indiqué le responsable.