Uber collabore avec Free2Move pour électrifier sa flotte

Le 27 septembre 2022, Uber a présenté les détails d’un partenariat qu’il a conclu avec Free2Move, la captive de Stellantis, dans le but d’accélérer l’électrification de sa flotte de VTC.
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Uber Free2Move

Poursuivant un objectif de 100 % de courses effectuées en véhicules électriques à horizon 2030 en Europe, au Canada et aux Etats-Unis, Uber a signé un partenariat avec Free2Move pour électrifier sa flotte de VTC. À court terme, « Uber devra disposer de 15 000 véhicules électriques [qui ne seront pas exclusivement des Stellantis, NDLR] en 2025, en France, soit la moitié de notre flotte hexagonale », a indiqué lors d’une conférence de presse Laureline Serieys, directrice générale d’Uber France.

11 modèles électriques Stellantis pour Uber via Free2Move

Gauthier Helleputte, directeur du service BtoB de Stellantis, a pour sa part précisé que 1 500 véhicules électriques du groupe automobile devraient rouler sous l’étendard Uber en 2025. Aujourd’hui, les véhicules Stellantis représentent 25 % des VTC d’Uber, toutes motorisations confondues, ont noté les partenaires. Pour mémoire, 30 000 chauffeurs Uber parcourent les routes dans 24 villes de l’Hexagone.

Dans le cadre de cette collaboration, Free2Move propose désormais aux chauffeurs Uber « des offres exclusives », en LLD, LMD ou LCD, pour « bénéficier des meilleurs prix », sur 11 modèles 100 % électriques de Stellantis, peut-on lire dans un communiqué de presse. Il s’agit des e2008, ë-C4, Mokka-e, Zafira-e, e-SpaceTourer, e-Traveller, e-Rifter, e-Berlingo, Combo-e Life, Vivaro-e et Citroën ë-C4 X. Avec la possibilité pour les chauffeurs de faire reprendre leur véhicule diesel en échange d’un électrique.

Pour atteindre le 0 % diesel et le 100 % électrique…

En septembre 2022, 47 % de la flotte d’Uber se compose de véhicules diesel, « contre 85 % en septembre 2020 », se félicite Laureline Serieys. La directrice précise que l’entreprise de VTC a interdit, depuis janvier 2022, l’inscription de tout véhicule diesel sur la plate-forme (l’inscription des diesels neufs étant interdite depuis janvier 2021), le but étant de supprimer le diesel de sa flotte en 2025. Avec le véhicule électrique, se pose aussi la question de l’autonomie. Laureline Serieys affirme qu’un chauffeur Uber parcourt en moyenne 250 km par jour. La promesse sera donc a priori tenable avec des modèles comme l’ë-C4 X qui dispose d’une autonomie de 360 km en WLTP.

… Uber table sur un fonds de 75 millions d’euros en France

Reste aussi la question des coûts, que ce soit pour le financement du véhicule ou pour la recharge électrique. Concernant cette dernière, Uber avait signé un partenariat avec TotalEnergies, en 2021, afin de permettre à ses chauffeurs de recharger leurs véhicules à un tarif remisé. Quant au prix du véhicule, Uber a récemment mis en place un fonds, dans le cadre de son plan pour la transition électrique, à hauteur de 75 millions d’euros, pour la France uniquement.

Ce fonds fonctionne selon un système de « cagnotte » bien particulier. Ce qu’explique la DG d’Uber France : « Sur chaque trajet effectué, le chauffeur gagne 6 centimes d’euro par kilomètre parcouru. Le passager en paie 3 centimes, et Uber verse le reste. Au total, cela peut ainsi atteindre 4 500 euros par chauffeur. » Une somme qui aidera le conducteur à financer un véhicule électrique.

« Cette contribution financière est directement déduite du prix payé par le chauffeur », souligne dans le communiqué de presse Free2Move. Sur ce fonds de mobilité électrique, Uber France collabore avec d’autres partenaires constructeurs, dont Laureline Serieys cite par exemple Renault.