Véhicule d’entreprise 2021 : repli et verdissement

Crise des semi-conducteurs oblige, le marché du véhicule d’entreprise a reculé en 2021 par rapport à 2019. Un repli qui n’a pas empêché les ventes de véhicules électrifiés de s’envoler.
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Véhicule d’entreprise 2021

En 2021 comme en 2020, le marché du véhicule d’entreprise s’est affiché à la baisse. Selon les chiffres de l’Arval Mobility Observatory, les entreprises ont ainsi immatriculé 805 941 VP et VUL, un chiffre en repli de 10,91 % par rapport à 2019. Toujours par rapport à 2019, 98 650 VP et VUL ont donc été immatriculés en moins par les entreprises en 2021, « malgré trois jours ouvrés de plus (254/251 jours). Si le marché n’a pas retrouvé ses niveaux d’avant-crise, c’est avant tout en raison de la crise des semi-conducteurs qui rallonge les délais de livraisons », pointe l’observatoire.

Plus précisément et comparé à 2019, les ventes de VP ont baissé de 11,1 % à 483 560 unités en 2021, et celles de VUL de 10,63 % à 322 381 unités. Un dernier chiffre « qui traduit une résistance de ce segment de marché », note l’observatoire, alors que les immatriculations de VUL s’étaient repliées de 14,97 % en 2020.

L’hybride explose…

Mais dans le contexte difficile de 2021, l’évolution majeure est plutôt à chercher du côté des véhicules « verts ». Avec, en tête des progressions, les hybrides. En 2021, 138 053 VP et VUL hybrides ont été immatriculés, soit une hausse de 271,5 % par rapport à 2019. « L’envolée est à mettre sur le compte des hybrides rechargeables dont les immatriculations bondissent de 679,31 % (67 332 VP + VUL), tandis que les hybrides simples progressent de 147,96 % (70 721 VP + VUL) », commente l’observatoire. Ces hybrides rechargeables (PHEV) sont de fait portés par une fiscalité incitative. Et au sein des flottes, ils constituent bien souvent une porte d’entrée vers l’électrique.

… tout comme l’électrique

Les véhicules électriques (VP et VUL), justement, ont vu leurs ventes progresser de 105,93 % en 2021 à 42 905 unités, toujours en comparaison de 2019. La plus forte croissance est à attribuer aux VP, soit + 133,46 % à 32 143 unités. Les VUL électriques, dont l’offre reste encore incomplète et plus coûteuse pour les flottes, ont progressé de 52,29 % à 10 762 unités.

Au total, selon l’observatoire, les VP et VUL électrifiés, soit 100 % électriques et hybrides, ont atteint en 2021 une part de marché de 22,45 % auprès des entreprises (180 958 unités). Ce chiffre était de 13,52 % (102 164 unités) en 2020, et de 6,41 % (57 996 unités) en 2019.

Le diesel et l’essence à la peine

En toute logique, le diesel a vu ses immatriculations se replier de 28,77 % en 2021, soit 456 425 VP et VUL. « Sur le seul segment des VP, la chute est encore plus marquée à – 44,22 % (171 683 immatriculations) », note l’observatoire. Mais sur le segment des VUL, le diesel reste roi, d’où le fait qu’il génère encore la moitié des ventes aux entreprises (VP et VU). Pareillement, l’essence a vu ses immatriculations glisser de 21,25 % en 2021, à 159 910 VP et VUL. Une glissade qui a atteint les – 23,42 % pour les seuls VP, à 141 902 immatriculations. Le ton est donné pour 2022.

Véhicule d’entreprise 2021 : parts de marché des énergies (VP + VUL)

Essence : 19,84 %

Diesel : 56,64 %

Électrique : 5,32 %

Hybride : 17,13 % (dont 8,36 % pour l’hybride rechargeable et 8,78 % pour l’hybride simple)

Véhicule d’entreprise 2021 : parts de marché des énergies (VP)

Essence : 29,35 %

Diesel : 35,51 %

Électrique : 6,65 %

Hybride : 27,24 % (13,77 % pour l’hybride rechargeable et 13,47 % pour l’hybride simple)