Du vélo dans les collectivités

Au-delà des voitures, d’autres véhicules propres contribuent à améliorer les performances écologiques des flottes des collectivités : les deux-roues et plus spécifiquement les vélos.

- Magazine N°253
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vélo entreprise

« Nous travaillons la pédagogie pour que les agents se déplacent à vélo d’un site à l’autre de la ville, surtout s’ils n’ont rien à transporter », illustre Joëlle Sueur, maire adjointe en charge du développement à Issy-les-Moulineaux.

Des flottes de vélos

Au sein de la métropole d’Angers, la constitution d’une flotte de vélos pour les trajets des agents remonte à une dizaine d’années. « Pour une utilisation par les agents dans le cadre de leurs missions, nous faisons régulièrement l’acquisition de vélos. Le dernier marché couvre environ 200 vélos classiques. Nous mettons aussi à disposition une dizaine de vélos électriques qui se rechargent dans les parkings. Ils sont empruntables sur réservation tandis que les vélos classiques sont affectés à des services », détaille Bernard Dupré.

Et le contingent de vélos peut également être complété par les vélos proposés par la commune aux habitants : « Les 3 000 vélos en libre-service Vélocité peuvent être employés par nos agents pour des trajets professionnels », confirme ce conseiller délégué aux transports et aux déplacements de la ville.

Pour les trajets domicile-travail, le recours au vélo est encouragé par les collectivités, notamment avec la généralisation de l’indemnité kilométrique vélo. « Nous l’avons mise en place l’an dernier pour une question de cohérence entre notre politique envers les agents et celle envers les habitants », indique Bernard Dupré, conseiller délégué aux transports et aux déplacements de la ville d’Angers.

L’IK vélo à l’épreuve des collectivités

Et jusqu’ici, les résultats ne sont pas au rendez-vous. « Sur le court terme, cette indemnité ne semble pas être un déclencheur de changement de mobilité », constate le responsable. En cause selon lui : une agglomération où la migration pendulaire entre la ville de 150 000 habitants et sa périphérie est faible. « La pression sur le stationnement n’est pas très forte », relève-t-il. Pas assez pour inciter les agents à troquer les voitures pour des vélos. Pour y parvenir, Bernard Dupré parie plutôt sur la mise à disposition de vélos pour les agents : « Cela peut avoir plus d’impact que les IK elles-mêmes », estime ce responsable.

Le moindre succès des IK vélo est aussi constaté dans le Val-d’Oise. « Nous avons opté pour les IK vélo il y a un an mais peu d’agents les ont réclamées », relate Céline Roquencourt, directrice de l’achat public et des ressources au département. En cause : la proximité des agents avec leur lieu de travail et des conditions climatiques parfois dissuasives. « Et s’ils font appel aux IK, ils ne peuvent plus bénéficier du remboursement de la moitié de leur ticket de transport », ajoute la responsable.

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