Vers des péages moins chers pour les véhicules vertueux ?

Alors que les sociétés d’autoroutes affichent une rentabilité très élevée, le gouvernement réfléchit à une tarification plus favorable aux véhicules verts.

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Vers des péages moins chers pour les véhicules vertueux ?

Les sociétés concessionnaires d’autoroutes (SCA) bénéficient d’une rentabilité exceptionnelle, comprise entre 20 et 24 % de leur chiffre d’affaires, ce qu’avait mis en exergue un rapport de l’Autorité de la concurrence en octobre dernier. Et c’est pour faire suite à ce rapport que la Commission du développement durable a décidé de créer un groupe de travail sur ces SCA. Son objectif : lancer des pistes de travail destinées à mieux encadrer leur activité.

Un axe de réflexion semblerait se dégager : « L’État souhaite qu’il y ait des encouragements pour les véhicules hybrides et électriques », a confirmé sur RMC le secrétaire d’État chargé des transports Alain Vidalies. Qui a, par la même occasion, démenti le projet de tarifs plus élevés pour les véhicules les plus polluants, dont les vieux modèles diesel.

Cette idée avait été évoquée dans le rapport n° 293 de l’Office parlementaire d’évaluation des choix scientifiques et technologies, intitulé « Les nouvelles mobilités sereines et durables : concevoir et utiliser des véhicules écologiques. » Qui préconisait de construire un « système de tarification préférentielle sur les voies à péage pour les véhicules écologiques, sur la base de leur mode de propulsion, de leur sobriété, de leur taille et de leur taux d’occupation. »

Ce rapport s’inspire d’initiatives de villes européennes, à l’image de Stockholm qui a établi un péage payant pour accéder à son centre-ville. Depuis 2006, le tarif varie selon la classe Euro du véhicule, de 1 à 3 euros aux heures de pointe, avec une exemption pour les véhicules dits propres, c’est-à-dire les véhicules FlexFuel (agro-carburants) et hybrides. Conséquence : une baisse 10 à 15 % de la circulation, une diminution de 10 à 14 % des émissions polluantes et une réduction de 30 à 50 % du temps perdu dans les embouteillages.

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