Vigilance au volant : l’alimentation compte !

L’association Attitude Prévention a dévoilé les résultats de son étude sur le lien entre alimentation et vigilance au volant. Constat : l’alimentation influence la vigilance des conducteurs et même le temps de freinage.

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vigilance au volant

Menée par le docteur Frédéric Saldmann, cardiologue et nutritionniste, et le professeur Fabrice Bonnet, médecin endocrinologue, l’étude « Bien manger pour mieux conduire » a permis d’analyser de février à mars 2019 le comportement des automobilistes avant et après trois types de repas : normo-calorique (533 Kcal), hyper calorique (1 531 Kcal) et jeûne séquentiel (à jeun depuis la veille au soir). Une analyse réalisée dans un but préventif alors qu’en France, la somnolence au volant est la première cause de mortalité sur autoroute, impliquée dans un tiers des accidents mortels.

L’alimentation influence la vigilance des conducteurs

32 hommes et femmes âgés de 23 à 65 ans ont ainsi réalisé 65 passages analysables, dont 53 tests de freinage et 46 tests de conduite en situation réelle de pilotage à l’aide d’un simulateur de conduite sur autoroute. Constat : l’alimentation influence la vigilance des conducteurs. « L’étude démontre, pour la première fois, qu’un repas léger et une bonne hydratation augmentent la vigilance. Les repas trop copieux sont à proscrire car ils ont tendance à aggraver la somnolence. À éviter aussi, les aliments trop gras et trop sucrés. Enfin, mangez lentement pour améliorer la digestion », commente le docteur Frédéric Saldmann. À signaler qu’Attitude Prévention a distribué sur certaines autoroutes françaises des kits « anti somnolence » se composant d’un sac et d’une gourde isotherme pour garantir la bonne hydratation.

Un repas hypercalorique altère les capacités de freinage

Un point à signaler, dans 100 % des cas, un repas « hyper-calorique » a altéré les capacités de freinage. Le temps de freinage, après une période de conduite de quarante minutes, est ainsi notablement accru pour le groupe « déjeuner hyper-calorique » (+ 9,7 m). Il est sensiblement augmenté pour 75 % du groupe « déjeuner normo-calorique (+ 2,16 m) et réduit pour le groupe « jeûne séquentiel ».

Ainsi, chez 60 % des conducteurs qui ont trop mangé, la distance de freinage a augmenté et la vigilance a diminué significativement : 17,5 % ont même atteint le niveau maximal d’extrême somnolence. Sur le groupe de conducteurs qui a consommé un repas classique « normo-calorique », seuls 17,5 % ont atteint un état allant vers la « somnolence modérée ». Concernant le groupe des conducteurs à jeun depuis la veille au soir du trajet, aucun n’a dépassé le niveau dit « légèrement somnolent ».

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