Des voitures-radars à conduite externalisée dans quatre nouvelles régions

Le gouvernement vient d’annoncer l’extension du dispositif des voitures-radars à conduite externalisée aux régions Grand-Est, Hauts-de-France, Bourgogne-Franche-Comté et Nouvelle-Aquitaine dès le second semestre 2021.
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(c) Sécurité routière

Après la Normandie en 2018, puis la Bretagne, les Pays de la Loire et le Centre Val de Loire en 2019, des voitures-radars conduites par un opérateur privé seront également mises en circulation à partir du second semestre 2021 dans les régions Grand-Est, Hauts-de-France, Bourgogne-Franche-Comté et Nouvelle-Aquitaine.

Cette extension du dispositif portera à 223 le nombre de voitures-radars à conduite externalisée d’ici fin 2021. Les véhicules attribués proviendront de la reconversion de véhicules actuellement conduits par des policiers ou des gendarmes.

Pour rappel, 385 voitures-radars étaient en circulation au 1er janvier 2021 : 302 conduites par les forces de l’ordre et 83 par des opérateurs privés dont 26 en Normandie, 18 en Bretagne, 19 dans les Pays-de-la-Loire et 20 en Centre-Val de Loire.

Voitures-radars : 322 contraventions par mois en moyenne

Selon les chiffres de la Sécurité routière au premier trimestre 2021, les voitures-radars (à conduite externalisée ou non) sont à l’origine d’en moyenne 322 contraventions par mois, soit 9,2 % de l’ensemble des contraventions établies suite à un excès de vitesse détecté par un radar.

La Sécurité routière rappelle que « les entreprises prestataires ne sont pas rétribuées au nombre d’infractions détectées ». Les voitures-radars fonctionnent sans intervention du conducteur qui n’a « aucune indication concernant le contrat d’infractions », le flash utilisant un dispositif infrarouge. Par ailleurs, des marges de tolérance supérieures à celles des radars fixes sont retenues : 10 km/h au-dessus de la vitesse autorisée ou 10 % au-delà de 100 km/h.