Volkswagen Polo 2021 : dernière thermique

À mi-parcours, la Polo de Volkswagen s’est refait une beauté, mais sans revoir ses liaisons au sol et ses motorisations. Dernier essai en thermique.
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Volkswagen Polo
Volkswagen Polo

Lors de son lancement fin 2017, la Polo de Volkswagen rebattait les cartes du segment des généralistes. Cette sixième génération rivalisait avec sa cousine A1 et jouait un coup d’avance sur les Clio ou 208, tant pour sa présentation flatteuse avec des matériaux de très belle qualité, que pour ses motorisations performantes. Mais ce dernier restylage à mi-vie, valorisant et sans fausse note, met surtout en relief l’absence de révision des liaisons au sol au confort assez moyen. Avec des motorisations qui font l’impasse sur le diesel et l’hybridation, même légère en MHEV de 12 V ou 48 V. Une offre en GNV donne le change mais reste très circonscrite aux grands parcs.

Deux explications non officielles mais non démenties lors de nos essais : il n’y aura pas de succession à cette Polo. L’ID.2 électrique, dévoilée au récent salon de Munich, en préfigure la descendance pour 2025. En outre, les investissements pour la mise en conformité en Euro 7 en 2024 sont jugés obsolètes avec le bannissement des thermiques en Europe en 2030. On l’aura compris, cette Polo restylée est la dernière sous cette forme. Son restylage prime donc sur ses qualités routières.

Volkswagen Polo : le 1.0 TSI 95 ch suffit

Nous avons donc essayé cette Polo avec le 1.0 turbo-essence de 95 ch en boîte manuelle (à partir de 18 855 euros TTC), soit la majorité des ventes aux entreprises et aux particuliers. Ce 3-cyl. se montre très creux à bas régime sous les 2 000 tr/minute, et se réveille ensuite quelque peu sans vraiment faire preuve de nervosité. À emmener donc sur le couple et avec modération, la souplesse étant sa principale qualité à mi-régime. Il est aidé en cela par une boîte de vitesses bien étagées et qui se contente de cinq rapports, c’est bien vu pour les reprises. La consommation n’en souffre pas mais la réalité reste plus proche des 5,8 l/100 km que des 4,5 l homologués.

On regrettera cependant que les à-coups, lors des phases d’embrayage-débrayage ou de relances du moteur, se fassent aussi présents, lot commun des petits 3-cyl. ‒ Peugeot, Renault et Fiat ne sont pas épargnés. Et la version en 110 ch et boîte DSG7, elle aussi testée, n’apporte pas la douceur espérée, sans vraiment de meilleures performances. Cette Polo se positionne donc en belle concurrente des citadines hexagonales, à condition d’en négocier le prix et les mensualités.

Volkswagen Polo1.0 TSI 95 ch
Moteur (cm3)999
Puissance/couple (ch/Nm)95/175
Boîte de vitesses/transmissionBVM 5/traction
Conso. mixte (l/100 km)4,5
Émissions de CO2 (g/km)103
Vitesse maxi (km/h)187
0 à 100 km/h (s)10,8
Poids à vide (kg)1 070
Charge utile (kg)570
Coffre (l, mini/maxi)351/1 125
L x l x h (mm)4 053 × 1 751 × 1 461
À partir de (€ TTC)18 855

Présentation et qualité des équipements ● Bonne sobriété ● Habitabilité

Fonctionnement du 3-cyl. ● Confort des suspensions ● Performances