VTC : des véhicules électriques adaptables aux passagers

Selon le cabinet de conseil Roland Berger, 2,5 millions de voitures électriques conçues pour le service de VTC et adaptables aux besoins des voyageurs seront vendues d’ici 2025.

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VTC électriques Roland Berger

Le passage de la propriété du véhicule à de nouveaux concepts de mobilité ne peut être ignoré : on compte aujourd’hui 50 millions de courses en VTC par jour dans le monde, dont la moitié en Chine. Ainsi, avec le développement de ces services à la demande, Roland Berger prévoit l’émergence d’une nouvelle catégorie de véhicules. Conduits par des chauffeurs, leur intérieur sera flexible et modulable selon les besoins des utilisateurs. Ainsi, en Europe, aux États-Unis et en Chine, le cabinet de conseil prévoit la vente de 1 million de véhicules électriques de la sorte par an à l’horizon 2020, et 2,5 millions d’ici 2025.

VTC et électromobilité

Au sein d’un même véhicule seront réunies deux tendances : la mobilité à la demande et l’électromobilité. À la différence des services de VTC classiques, « cette nouvelle catégorie de véhicules place le passager, non pas le conducteur, au centre de la scène », comme l’explique Éric Kirstetter, associé en charge de la pratique Automotive chez Roland Berger Paris. En effet, selon un sondage réalisé par le groupe, l’expérience de mobilité future devrait s’appuyer sur la connectivité, l’« infodivertissement » et la personnalisation. Trois options ont alors été imaginées pour répondre aux besoins des usagers : sièges pivotants, éclairage réglable et tables pliables permettront une adaptation rapide aux voyageurs. Productif, relaxant ou « fun », c’est au moment de la réservation de leur voiture que les passagers choisiront l’aménagement qu’ils souhaitent.

Un coût de fabrication divisé par 2

Pour les constructeurs automobiles, ce nouveau type de véhicules majoritairement électriques devrait être attractif par son coût de fabrication équivalent à la moitié de celui d’une voiture classique et par sa vitesse de fabrication. Leur TCO (coût global de possession) sera avantageux : ces véhicules seront moins chers à l’achat et à la maintenance. Par exemple, ils n’auront pas besoin de vidange d’huile et les freins ne s’useront pas aussi vite que sur une voiture traditionnelle. Leur PRK (prix de revient kilométrique) devrait se situer entre 0,5 et 0,8 euros. Enfin, il sera envisageable pour les constructeurs d’intégrer la technologie de conduite autonome à ces véhicules.